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Le Parisien , jeudi 18 mai 2006

Pas de sureffectifs au lycée Paul-Lapie

DES CLASSES très chargées, certes, mais pas de sureffectifs au lycée Paul-Lapie de Courbevoie. Le proviseur de l'établissement a réagi aux propos tenus par les parents d'élèves de la FCPE, qui réclament d'urgence un deuxième lycée à Courbevoie.

Il a sorti les listes des effectifs : aucune classe ne dépasse les 35 élèves, il y a même quelques divisions (dans les sections littéraires et économiques) en dessous de trente élèves. Mais les élèves sont beaucoup plus nombreux en seconde qu'en première et terminale : déjà douze classes de 32 à 35 élèves cette année, et il faudra en ouvrir une treizième à la rentrée 2006.

L'établissement compte actuellement 1 240 lycéens, tous accueillis dans le bâtiment rénové et agrandi. Il pourrait en recevoir 300 à 400 de plus en utilisant les bâtiments préfabriqués installés pour la durée des travaux de rénovation, c'est-à-dire quatre ans.

Avec un inconvénient pour la sécurité des élèves : ils doivent traverser la rue de Colombes. Mais l'évolution démographique est telle qu'ils serviront certainement avant l'ouverture du nouveau lycée envisagé par la région sur le terrain Vauban.

Le Parisien , mercredi 17 mai 2006

L'éditorial du maire suscite la polémique


LES ELECTIONS municipales, pourtant prévues en 2008, semblent déjà approcher à grands pas. Pour preuve, le dernier éditorial très politique du député-maire UMP de Courbevoie et les vives réactions qu'il suscite dans l'opposition.

Dans ce texte publié page 2 du journal municipal, Jacques Kossowski s'interroge sur les raisons du mouvement anti-CPE, qu'il qualifie de « crispation archaïque ».

« Parmi ces raisons, il dénonce l'importance donnée, dans notre pays, à l'enseignement de certains passages de l'histoire de France, à savoir la Révolution française, les droits de l'homme, 1936 et 1968, qui ne sont à ses yeux que l'expression d'une mythique lutte des classes », s'indigne la section locale du Parti socialiste qui poursuit : « Selon Jacques Kossowski, ces événements essentiels de l'histoire de France, qu'il évoque avec une ironie perceptible (la Révolution fondatrice, les droits de
l'homme sans majuscules, les « avancées » de 1968 entre guillemets...) seraient enseignés au détriment de cours sur le fonctionnement de l'économie ».

L'opposition rappelle que « le premier rôle de l'école est de permettre à chacun d'acquérir une culture générale et une éducation à la citoyenneté qui passe par la connaissance de notre histoire ».

Le Parisien , mardi 16 mai 2006

Un deuxième lycée en urgence sur le terrain Vauban


A QUELQUES semaines des épreuves du bac, les familles s'inquiètent et la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) se prépare à faire circuler une pétition sur les marchés de Courbevoie. Objet : « réclamer la construction urgente d'un second lycée d'enseignement général dans leur ville ».

« Les parents FCPE tirent la sonnette d'alarme depuis un an », rappelle l'association locale, « En effet, le lycée Paul-Lapie 1 200 élèves et toutes les classes en sureffectif est déjà arrivé à saturation alors que le cinquième collège de Courbevoie, ouvert en septembre 2005, ne tourne pas encore à plein régime.

On parle de déplacement obligatoire dans les villes voisines pour quelque deux cents lycéens dès la prochaine rentrée, et d'ores et déjà on ne peut plus redoubler sa terminale à Paul-Lapie, faute de place ! »

Un axe très fréquenté

Bref, il y a urgence ! Le rectorat de Versailles a fait savoir qu'il fallait un nouveau lycée dans le secteur entre 2008 et 2010, or il faut environ cinq années entre la décision et l'ouverture effective...

Seule solution pour répondre à cette urgence : utiliser le terrain de l'ancien lycée professionnel Vauban, situé le long de la voie ferrée. Inconvénient : l'emplacement se trouve juste en face de l'actuel lycée Paul-Lapie. Mais le terrain présente l'avantage d'appartenir à la région, ce qui résout la question du lieu d'accueil et réduit les délais de réalisation du futur établissement.

« Nous allons construire un petit établissement sur le terrain Vauban (un lycée de 600 à 700 élèves) », annonce Elisabeth Gourevitch, conseillère régionale PS chargée des lycées. « Il ne s'agira pas de l'annexe de Paul-Lapie, mais d'un établissement indépendant, avec un proviseur ».

En juin, le dossier concernant la démolition des anciens ateliers, la réhabilitation des logements (actuellement squattés) et le nettoyage du terrain passera devant la commission permanente de la région. Reste que la cohabitation de deux lycées risque, aux yeux des élus, de poser des problèmes de sécurité et de circulation.

En effet, se trouvent dans le même périmètre une école maternelle et une élémentaire. Et les deux lycées seront situés de part et d'autre de la rue de Colombes, une départementale très fréquentée.

Une autre possibilité à Colombes

« Si la région le décide, je ne m'y opposerai pas, mais elle devra prendre la responsabilité de la sécurité ! » lâche le maire de Courbevoie qui affirme : « Nous n'avons pas d'autre terrain », mais dit en avoir trouvé un disponible à... Colombes. « Chaque élève ne peut pas avoir un lycée en bas de chez lui », commente l'élu, rappelant que Paul-Lapie accueille quelque 300 élèves des communes voisines.

L'offre est prise au sérieux par les services de la région. En attendant, le futur lycée Vauban ne sera donc qu'une solution à court terme. Il ne remet en cause ni le projet étudié à Colombes (la région cherche aussi une possibilité à La Garenne), ni le nouveau lycée prévu à Nanterre.

Florence Hubin