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Hier
le Contrat Nouvelle Embauche (CNE), aujourd'hui le Contrat
Première Embauche (CPE), demain la fin du Contrat à
Durée Indéterminé (CDI). Le gouvernement a fait le
choix de la déréglementation
généralisée du marché du travail, d'abord
pour les moins de 26 ans puis à terme pour l'ensemble des
salariés. Plus de précarité, plus de
flexibilité voilà qu'elles sont les réponses
à une croissance atone et à un chômage
endémique. Tous les indicateurs sont au rouge. La consommation
des ménages s'essouffle, la balance commerciale est
déficitaire… et si le nombre de demandeurs d'emplois
baisse c'est sous l'effet conjugué des départs a la
retraite, des radiations sur les listes de l'ANPE, de la
création des emplois aidés.
Désormais, les employeurs seront en mesure de rompre à
tout moment le contrat pendant les 2 années de période
d'assai et ce à la différence du contrat à
durée déterminée. Ils vont également
bénéficier toujours pour les moins de 26, d'une
exonération complète des charges sociales sans
contrepartie. Ces mesures ont un coût, pris en charge par le
budget de l'Etat, car il va bien falloir compenser le manque à
gagner pour les régimes sociaux. C'est donc par l'impôt
qu'elles ont être financées au moment même ou la
réforme fiscale initiée par le gouvernement de Villepin
va entrer en vigueur avec des recettes en moins au profit pour
l'essentiel, des ménages les plus aisés. Est-ce bien
raisonnable et juste, alors que le ministre de l'économie avec
toute la suffisance qu'on lui connait, brandit l'état de la
dette de la France ? Est-ce acceptable de multiplier les
contrôles des bénéficiaires d'aides, d'allocations
et dans le même temps de donner un tel coup de pouce aux
entreprises sans condition, ni possibilité de
vérification?
Le gouvernement s'ingénie depuis le début du septennat
à créer la confusion en empruntant des thèmes
développés par la gauche pour mieux les dénaturer
ensuite. Il crée à dessein un climat de peur susceptible
de provoquer une demande d'ordre. Il pratique l'art de la
stigmatisation, du bouc émissaire pour mieux cacher l'urgence
des réponses collectives tout en multipliant les cadeaux fiscaux
auprès de sa clientèle traditionnelle. La perte de
confiance est préjudiciable à toute reprise de
l'activité économique ainsi que l'absence de
débouchés pour les jeunes, les populations les plus
défavorisés ou encore le sentiment d'injustice et ce ne
sont pas les mesures sur l'emploi présentées par le
gouvernement, sans concertation avec les partenaires sociaux , qui vont
contribuer à sortir notre pays de l'impasse économique,
sociale et politique dans laquelle il se trouve aujourd'hui.
Le parti socialiste demande au gouvernement de renoncer à ces
projets. Il met en garde le Premier Ministre contre sa volonté
d'étendre le dispositif CNE à l'ensemble des
salariés. Il soutient toutes les initiatives syndicales
permettant de mettre en échec cette politique, de
défendre l'emploi et les salaires.
Jean André Lasserre
Secétaire du Parti Socialiste
de la Section de Courbevoie
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